LES VOLS

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Les circuits et balises mentionnés ci-dessous sont repérés sur la page cartes. Les distances données correspondent aux lignes droites entre balises. Le niveau de difficulté est donné à titre indicatif car il dépend beaucoup des conditions de vol. Par exemple l'AR sur St Hippolyte depuis le Roc Blanc est parfois une simple formalité tant le cheminement est évident et les pompes bien marquées. D'autres jours c'est une vrai gageure qui demandera acharnement sueur et patience. Tous ces vols sont "classiques" et réalisés chaque année pour la plus part. Ces vols ne sont pas engagés exception faite de celui vers l'Aigoual. S'engager dans les Cévennes profondes doit être mûrement réfléchi tant les fonds de vallée sont hostiles! Plafond important, sang froid et maîtrise, sont indispensables. Quand le dynamique est soutenu l'aller-retour Roc Blanc cirque de Pegairolles se fait facilement, sans beaucoup de gain et sans virage (compter 15 mn AR tout tiré en delta). Attention l'atmosphère peut-être agitée dans le cirque et l'été c'est une gigantesque machine à laver par moment. C'est un cheminement possible pour basculer au nord vers le Larzac. Attention à ceux qui sont tentés de continuer vers le pic Baudille, pas de vache en delta et des mouchoirs de poche en parapente. Le relief est moins marqué et la crête plus au sud casse la brise qui génère le dynamique. Cependant des parapentes le font chaque année et en thermique, avec un plafond substanciel (supérieur à 2500 m) on peut passer en finesse (mais c'est pas gagné!). Les grosses distances libre potentielles sont vers le quart nord-ouest. L'aller-retour Roc Blanc - Millau a été réalisé (peu engagé mais en cas de vache sur le plateau récup longue). Dans les autre directions, malheureusement, la réglementation aérienne est par trop contraignante donc les vols sont plus techniques pour respecter les limites de plafond autorisé. Le Rhône a été franchi à plusieurs reprises, il doit être possible de rejoindre le sud des Alpes via les Alpilles en flux de NW. La direction d'Anduze/Alès est aussi classique, le record en suivant le bord Est des Cévennes est Aubenas.

 

Dans le bocal: Consiste à ne pas s'éloigner de la Seranne et à rester entre les décollages et les petites antennes! En flux de Nord, couramment pratiqué surtout si le plafond est faible. Attero à Coupiac, ou aux Prats en Sud si la finesse est insuffisante. Gratter dans les combes et au-dessus des cultures à l'Est des Prats en a sauvé plus d'un du tas. Attention si vous êtes plus bas que la Vierge (Notre Dame du Suc) ne cherchez pas à rentrer en finesse à l'attero de Coupiac. Persévérez dans les combes ou posez vous dans un champs au pied du relief. Dans tous les cas respectez les cultures, évitez le hors terrain, pour vous, votre aile (les piquets de vigne adorent les voiles!) et les propriétaires.

Les cross: le circuit                                                                                                  difficulté
Roc Blanc - Pegairolles - Coupiac = 21Km  
+
Roc Blanc - Pegairolles - Grotte des demoiselles - Coupiac = 30Km

Seranne Aout 2011 par Tafioliste
+
Roc Blanc - Pegairolles - La Cadière - Coupiac = 44Km 
++
Roc Blanc - La Cadière - Les Cagnasses - Ganges - Coupiac =31Km
++
Roc Blanc - St Hippolyte - Coupiac = 36Km
++
Roc Blanc - Pic St Loup - Coupiac = 33Km
++
Roc Blanc - St Guillem  - Le Vigan - St Hippolyte - Coupiac = 81Km     
+++

 

Vaches à Pegairolles (au sud de la route), St Hippolyte (zone industrielle; on y a tous fini!), Montoulieu (pente école de l'Envol)

Les cross: la distance libre (record du site = 143Km appartenant à Olivier Puidebat, posé à Marnages dans le 81)
Roc Blanc - Millau = 50Km   
+++
Roc blanc - Aigoual = 28Km (vol engagé en delta)
+++
Roc Blanc - Alès = 45Km     
+++
Roc Blanc - Vallée du Rhône = 100Km
++++
Roc Blanc - La mer = 50Km  (en pratique impossible pour cause de réglementation aérienne)   
++

 

Suivre l'autoroute sur le Larzac pour se repérer et trouver Millau (attention au camp militaire à l'Est). Attention à l'aérodrome au Sud d'Alès, contourner la ville sans se retrouver dans son axe d'approche. A noter que le gros potentiel en distance se trouve en direction du Nord, la Manche étant à quelques 800 Km!

Télécharger les balises (way points pour GPS)

 

Le jeux Canyonglider: une animation flash dans laquelle vous pilotez un delta au dessus d'un canyon. Vous devez marquez des points et éviter les vautours. Simple et énervant pour atteindre l'extrémité du parcourt. Paliatif au manque de vol en hiver!

Canyonglider

Les récits:

La mer en 55 mn: Décollage du petit tremplin Nord (aujourd'hui désaffecté). Le dynamique est agité mais au bout de 5 mn le thermique est là, puissant et large. Il a vite fait de me monter au plafond à 3000 m sous les barbules. Aucune hésitation alors, tendre l'overdrive et mettre le cap sur la mer quelque part vers Frontignan où je connais un bar en bord de plage. La première transition me mène au dessus de la carrière de Viols-le-Fort. Là un nuage semble m'attendre et une grosse pompe me remonte à 2600 m. J'oblique alors vers le Sud et vise l'extrémité Ouest du relief de la Gardiole pour la seconde transition qui me conduit 2200 m au-dessus de Cournonterral. J'assure de nouveau le plafond à2600 m sous un beau cumulus et vise la plage repérée. J'arrive 2200 m à l'aplomb du rivage, profite de la vue et de la mer, puis entame une spirale pour me poser. Je repère les pavillons qui s'agitent dans le vent et essaye d'estimer la force de celui-ci. La fois précédente, un peu court sur la finale, j'avais fini les pieds dans l'eau! Cette fois-ci j'atterri dans le style ascenseur, à la verticale et, sitôt les pieds posés, je plante le nez de l'aile dans le sable. Le plus dur est à faire, se décrocher, plier l'aile et ramasser le moins de sable possible dans la voile. Un coup d'œil à ma montre, moins d'une heure s'est écoulée depuis mon départ, je prendrai donc le temps pour une mousse sur la terrasse du troquet avant le retour.  Haut de page

La Seranne - Les gorges de l'Ardèche (85 Km) 28/07/02

Une bonne journée de juillet avec un plafond à 1900m/mer, une petite dérive vers le nord et vers 15h00 je commence à partir ventre à terre vers les premiers reliefs des Cévennes pour échapper à la brise. Toute précipitation se soldant par un point bas, c’est avec la rage que je me retrouve à 100 m/sol dans la plaine de Moulès. Concentration pour ne pas lâcher le petit mètre seconde qui finira par me faire retrouver le nuage. Les barbules semblent s’organiser pour signaler une confluence entre un léger reste de Nord Ouest et la brise qui commence à déborder des plaines, je décide alors de rentrer dans le relief cévenol malgré ses vallées peu engageantes.
En circulant entre le plafond et les crêtes, je passe St Jean du Gard, La Grand Combe, Les Vans, les heures passent et les cumulus peu toniques commencent à s’étaler.

Je m’applique pour un dernier plein à 1800 m avant de passer sous un ciel soudé sur le plateau de l’Ardèche. Un long plané de 15 Km en compagnie de corneilles qui ont choisi la même option m’emmènera jusqu'à Ruoms où je pose à 19h00. 

Epilogue : bière (s), coup de fil, premiers coups de tonnerre sur le parcours retour en stop, trois voitures pour arriver à Alès, dîner avec la copine, retour maison à minuit…

La Seranne-La mer par confluence Mistral-Tramontane 15/02/97

Un 15 février, on me prête une voile pour essai avant achat. Temps magnifique, ça décolle sud à la Seranne alors que toutes les balises de la région annoncent 50 à 60 de nord… Effectivement il est impossible de s’échapper de la vallée de la Buège sans rencontrer du vent de face, les thermiques sont présents mais très turbulents mais j’insiste malgré quelques fermetures. Ça finit par payer et les 2000 m de plafond me font entrevoir un alignement de nuelles vers la mer, feu plein sud ! Le parcours balisé par les traces de condensation se fait facilement malgré un froid polaire et une aile dont le poids provoque des abattées conséquentes (c’était une des premières ailes à cloisons diagonales). J’arrive vers Sète au plafond, pense un moment pouvoir continuer mon vol en bord de mer puis en regardant bien, je vois les fumées gravement couchées en direction de la mer. La sagesse me dit de rester sous la ligne de confluence ce qui me permet de poser sur la plage de frontignan face à la mer sans vent.
Coup de fil au copain à Montpellier pour une petite récup, le camarade refuse de me croire, j’insiste et il me dit " tu sais qu’à Montpellier il y a 80 km/h de
vent !!!", j’avoue avoir rendu l’aile dont le comportement me paraissait limite sans parler de cet essai. 

La Seranne-L’Aigoual

Une petite dérive vers le nord, un plafond à 2000, peut être était-ce un bon jour pour aller à Millau ? Le bord du Causse Blandas était plutôt accueillant ce jour là et les thermiques se détachant du bord du plateau me permettent d’arriver vers le Vigan puis de continuer en direction d’Alzon. La balise de Millau indiquant un vent d’ouest m’a dissuadé de continuer dans ce sens et j’ai alors traversé la vallée pour raccrocher sur le col de l’homme mort, en bordure du plateau de l’Aigoual. Retour vers l’Est en bord de plateau, vol magnifique mais très stressant : tout le parcours vers l’Espérou me fait naviguer à 300 m/sol avec des sorties de vallée inaccessibles en finesse… Enfin un plein me permet de sauter sur l’observatoire que je survole à 18h00, trop tard pour basculer en nord. Je décide de me rapprocher de la route du Vigan mais plus rien ne porte, le relief se rapprochant, je finit par me poser sur une colline dans une vigne de 15 mètres de long, entourée d’arbres : gros wing over, passage le cul sur la vigne et plein freins pour ne pas emplâtrer les arbres… Bien m’en a pris, j’ai pu constater après que rien n’était posable en fond de vallée : ravines, ligne et rivière… Les zones d’atterrissage en Cévennes sont rares et dures.

Le triangle classique

Décollage du roc blanc en sud dans une petite brise. Avec Ludo nous allons propecter vers Pegairolles de Buège. Brassage dans le cirque pour prendre de l'altitude afin de tenter la crête située au sud, de l'autre côté de la vallée, celle qui domine la vallée de l'Hérault. Nous atteignons péniblement 1500 m et la tentative avortera par manque de gaz à l'approche de la crête. Demi-tour et cap sur le roc Blanc. J'entend alors les tafiolistes Steph et Cyril annoncer qu'ils arrivent au dessus de la grotte des Demoiselles. Je répond que je me mets sur leur trace, Ludo reste dans le coin. Un plein minimal surla petite antenne et je traverse la plaine de Coupiac pour arriver juste au dessus de la grotte, au niveau de la crête. Une rapide prospection ne donne rien, j'enquille vers l'est en suivant le massif du Taurac. Une légère brise et quelques timides pompes me permettent de gagner le sommet de la pente école de Montoulieu où je retrouve mes deux lascars. Cyril est le premier à s'en sortir, alors qu'en dessous quelques élèves suent sang et eau sur la pente. Il prend direct La Cadière. Le Steph et moi même travaillons avec application le thermique qui se décide enfin à nous extraire de ce point bas. Feignants, et désireux de faire le plafond, nous suivont la bulle dans sa dérive. Elle nous mène jusqu'aux Cagnasses. C'est le point de retour, nous avons le choix de faire la "balise" de La Cadière puis de revenir par le même chemin jusqu'à Coupiac pour une bière fraiche, ce que fera Cyril, ou bien de tenter un retour par Ganges et de réaliser une sorte de triangle très applati. Nous choisissons la deuxième option et après un bon plein à environ 1800 nous visons la montagne de La Fage où un replein donne 2000. Le tafioliste Steph décide alors de taper direct par la plaine de Moules. Erreur stratégique qui lui vaudra d'échouer dans un champs derrière Cazilhac alors que son compère passera au dessus de lui avec un rire sardonique. Dès La Fage quittée, la dégueulante s'active le long de la ligne de crêtes qui contourne Ganges. Tout se fera désormais au radada. Les quelques thermiques enroulés me permettent de gagner deux ou trois dizaines de mètres pour sauter les entrées de vallée (Sumène et l'Hérault vers le Vigan). C'est tout en finesse, caché derrière ma barre de contrôle, que je poursuis autour de Ganges puis le long de Cazilhac où j'observe goguenard le tafioliste Steph posé. Encore un saut, aidé par la brise bien orientée, pour se retrouver au dessus de la crête bordant l'ouest de Coupiac et son attero. Cyril est déjà posé en cette fin d'après-midi chaude à m'observer dans la finale, une bière à la main. Mine de rien ce petit vol m'a fait parcourir près de 50 bornes dans notre gros bocal! L'ambiance est détendue, la bière fraiche, le vol agréable, la boucle bouclée, le bonheur quoi!

Le record delta

Établi le 16/07/06. Décollage en Sud-Est vers 14H00 du roc blanc, les conditions sont bonnes, mais je suis le seul deltiste à pratiquer le cross aujourd'hui, si je pars c'est un vol solo. Le plafond paraît important, c'est peut-être le jour de voler vers le Nord. Effectivement je trouve deux minutes après, dans la grande combe, un thermique sympathique et bien établi qui me monte aux barbules à 2400m entre le sommet de la Seranne et la Vis. Pas question de philosopher, c'est maintenant ou jamais de tenter le causse Blandas, première étape vers Millau. Je vise alors un nuage à l'extrémité Sud-Ouest du causse, un peu au Sud du cirque de Navacelle. Je retrouve une ascendance après avoir retraversé la Vis, sur le bord Est du Larzac. Le plafond est le même et je continue vers l'Ouest-Nord-Ouest. Le nuage suivant est un peu plus difficile à attraper mais en s'appliquant j'arrive trois nuages plus loin en vue du Caylar et de l'autoroute de Millau (A75). Je décide de le suivre, c'est un bon repère et les nuages sont partout. Sauf qu'en volant vers le Nord, arrivé à l'Hospitalet, un peu avant l'aérodrome, la zone de nuages bien sombres s'est étendue. Je ne passerai pas et ça sent l'orage qui développe. Al'Ouest, du bleu et des beaux cums, j'enquille vers St Eulalie de Cernon et sa jolie petite vallée menant à Roquefort. Je commence à observer des rideaux d'averse qui voilent l'horizon au Nord. Arrivé au-dessus de St Eulalie j'ai peu d'espoir de continuer et je cherche un éventuel terrain, mais à 1600 j'ai encore de la marge bien que le ciel s'assombrisse au-dessus de moi. Patience et voilà le vario qui chante. Dans une légère dérive Ouest replafond à 2600m et ça continue de monter aux barbules! Je tire tout jusqu'après Roquefort où enfin je retrouve du bleu et toujours des cums dans l'horizon Ouest. Enfin plus exactement droit devant c'est bleu, à gauche et à droite des cums plutôt loin à mon goût. Le GPS m'indique les prochains nuages dans le 270 et c'est globalement la route que je vais suivre désormais avec une vitesse sol en transition entre 65 et 75 Km/h. Je m'applique et fait le plafond pour assurer les transitions entre 1300 et 2600m. Passé au Nord de St Affrique, je n'ai désormais plus de repère connu, mais je devine que c'est le Tarn que je franchis un peu plus loin en me refaisant sur un joli petit village (Le Truel) sur la rive droite. Vus d'en haut, et de pas mal haut, les reliefs sont aplatis, je vole aux nuages. C'est du vol de plaine! Les chaumes écrasés de soleil fournissent les thermiques nécessaires à ma progression, progression qui devient nécessaire elle aussi car derrière moi l'orage s'est transformé en une belle enclume il me semble. A l'identique je suppose, de ce que j'aperçois dans le Nord. J'observerai plus tard un planeur pompant vers 2000 m sous la masse bien noire de l'orage; non ce ne fut pas une halu! A force de pomper, de monter, de tirer dans un air surchauffé, la soif se fait sentir. Et là, grosse erreur, je n'ai pas de flotte! La dernière heure de vol sera dure physiquement et je me poserai à la limite de mes forces avant la zone rouge. Cependant le mental est au top car je commence à entrevoir une belle distance pour la Seranne. Toujours en direction de l'Ouest j'avance vers les nuages qui se forment au fur et à mesure dans une dérive faible, je décale peu dans le thermique. Le front d'orage doit, je suppose, dans son avancée, favoriser les ascendances. J'aperçois au bout d'un moment devant moi une petite ville avec une grosse carrière à ciel ouvert dans son Sud. Je pense à Carmaux sans être sûr. Un point bas vers 1300m à l'entrée Est sollicite ma concentration, le dos commence à tirer et la soif est tenace. Et une fois de plus un beau cum va me sortir de là et re 2600 verticale de la ville. Je repère un lac au Nord qui appelle à la baignade car l'air est brûlant! Le moral est bon, overdrive tiré; je file toujours vers l'Ouest. Cependant le ciel commence à griser et se fermer. Sur la finesse j'arrive au-dessus Cordes sur Ciel vers 1700m. J'ai peu d'espoir de refaire un plafond et je commence à repérer les champs posables. Quelques bulles m'incitent à enrouler, je n'ai pas envie de me poser ici. Toujours sur la finesse, je continue vers le Nord-Ouest où, quelques kilomètres plus loin, se présente un petit relief avec un méandre à son pied. Mais le ciel s'est définitivement fermé et je tourne pour apprécier le vent et un attero potentiel. Un grand champ non loin de la route, peu de vent, c'est parti pour l'approche et la finale. Mon vol s'achève, il est 18H10, je suis fatigué, assoiffé et heureux car je pressens que le record de la Seranne est tombé. En effet j'ai posé à Marnaves, le GPS et Google confirmeront 143 Km. J'apprendrai plus tard que c'est un site de vol libre! Dommage de n'avoir pas enregistré le vol sur le GPS mais les souvenirs restent ! Pas de doute, les grosses distances depuis le Seranne sont réalisables vers le quart Nord-Ouest.

 

La Seranne - St Pierre le Vieux (St Chély d'Apcher) le 25/05/12

La météo annonçait une bonne journée, elle ne s'est pas trompée. Décollage relativement tôt (pour la Seranne) vers 13H15 dans un petit sud établi, le ciel est déjà bien allumé au dessus de la crête ainsi que vers le nord sur les Causses. Rien de bien consistant devant le déco, direction St Jean où; peu avant les falaises, le premier thermique me hisse sous les barbules vers 1750 m. Le nord parait bien engageant, c'est parti, direction le causse Blandas, en franchissant les gorges de la Vis. Arrivé sur le plateau une ascendance se présente sous le nuage suivant et le plafond s'élève légèrement, normale en allant dans cette direction. Je continu mon petit bonhomme de chemin en soignant les plafonds car le sol est à plus de 800 m d'altitude. Ensuite c'est passage au dessus de Nant, non loin de St jean de Bruel, en bordure de la zone nuageuse. Le Larzac dans l'ouest est dans le bleu, je longe alors le camp militaire sur une seule transition. Peu avant les gorges de La Dourbie je retrouve un thermique qui me permet de transiter en toute sécurité, mais c'est au dessus des gorges qu'un thermique bien teigneux me propulse vers 2400 m, Millau et La Puncho sont bien visibles dans l'ouest. Je continue dans le même direction au dessus du causse noir et j'en sors entre Rivière sur Tarn et Le Rozier. Nouvelle transition vers le Massegros où je fais un plaf à 2600 m, je reconnais Sérac le Chateau dans l'ouest. Je poursuis en direction du NNW sous les nuages en marge de la zone de déclenchement mais ca commence à griser, les ascendances s'amenuisent et la transition n'en fini pas alors que le relief augmente! Premier point bas au niveau d'une sorte de col avec un point d'eau et des camping cars, le thermodynamique, bien agité, me sauve alors que j'avais ouvert le harnais à moins de 100 m sol après avoir serré les fesses et travaillé ma finesse de pilotage! C'est un nuage étalé et bien gris qui dans la dérive me tire de ce piège. Heureusement car c'est un no man's land comme on en fait peu dans le coin (deux fermes en 15 bornes !). Me voilà; donc sous le nuage bien gris et bien étalé vers Marchastel, j'y ferai mon plaf max à 2700m. Vers le nord-est cela parait plus dégagé, donc longue transition pour retrouver un peu de soleil avec quelques petits varios positifs par moment. J'atteins ainsi St Chély d'Apcher avec du gaz mais, devant, l'horizon est barré par un frond orageux sombre et j'aperçois éclairs et rideaux de pluie. Dommage c'est la porte des Margerides mais ça ne passera pas à moins de vouloir tater du cunimb et de la pluie! Je continue donc vers le nord-est pour une perte d'altitude et me pose dans un champ bien orienté, le vent au sol étant Est. Voila un petit 112 km en ligne droite bien sympatique après 3H45 de vol, ce qui fait une moyenne plutôt tranquille. Dommage pour l'orage car une heure de vol potentiel supplémentaire et ça devenait intéressant. La trace du vol avec le barographe est visible sur ce lien (http://www.visugpx.com/?i=1340180745).